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Anjou Brissac : une appellation, des femmes et des hommes, un terroir

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Anjou Brissac : une appellation, des femmes et des hommes, un terroir

Dans le cadre de notre Diplôme Universitaire (DU) à l’Institut Universitaire de la Vigne et du Vin (IUVV) de Dijon, nous avons consacré notre projet d’étude à une appellation du Val de Loire qui gagne à être davantage connue : Anjou Villages Brissac.
Au fil des rencontres, une évidence s’est imposée : derrière ce vin s’expriment un terroir authentique, une histoire riche, et surtout des vignerons profondément engagés.

Avec Françoise Belet, Marie David et Éric Pasquier, nous avons eu la chance d’aller à la rencontre de domaines inspirants. Parmi eux, la famille Roullet, au Domaine des Giraudières — une maison avec laquelle nous sommes heureux de collaborer désormais chez Beauvilliers. Ces échanges nous ont permis d’explorer un savoir-faire viticole et vinicole remarquable : sols, expositions, cépages, climat, choix de conduite de la vigne, pratiques en cuverie et en cave… tout ce qui, patiemment, construit l’identité de ce rouge de caractère.

De ces rencontres est né un projet qui nous a passionné : une approche œnotouristique pensée comme une immersion dans les quatre saisons des vignerons d’Anjou Brissac, en lien avec le château éponyme. L’idée conductrice est simple : comprendre le vin non pas seulement au moment de la dégustation, mais à travers le rythme vivant de l’année : taille, travail des sols, floraison, vendanges, élevage… et, bien sûr, l’accueil au domaine.

Le clin d’œil de Françoise Belet à nos vignerons

« Bravo aux vignerons et vigneronnes de l’Anjou Brissac. »

On en parlait depuis longtemps : les vignerons angevins viennent d’obtenir une belle victoire, avec la transformation de l’appellation « Anjou Villages Brissac » (reconnue en 1998) en « Anjou-Brissac ». La création d’Anjou-Brissac s’inscrit dans l’histoire du vignoble de l’Anjou, à la riche et prestigieuse culture littéraire et historique. Cette appellation de la vallée de la Loire produit des vins rouges charnus, issus des cépages cabernet franc (le célèbre « Breton » chanté par Rabelais) et cabernet-sauvignon.

La patience a été récompensée : la transformation est devenue officielle par la publication, le 12 août 2025, au Journal officiel de l’Union européenne, d’un règlement d’exécution confirmant le changement de nom.

La demande avait été déposée auprès de l’INAO dès 2017. Puis le dossier est parti à la Commission européenne afin que l’appellation soit reconnue et protégée au plan communautaire. Mais il aura fallu cinq années pour obtenir un retour positif. Entre-temps, il avait été demandé de préciser la couleur du vin, car le terme « rubis » ne semblait pas assez clair. Le dossier est finalement sorti des arcanes bruxellois au printemps 2025. Il a ensuite été soumis à l’étude publique via une Procédure Nationale d’Opposition de trois mois, au cours de laquelle chacun pouvait s’exprimer. Aucune opposition n’a été formulée. Sur le terrain, certains producteurs avaient déjà commencé à utiliser le nouveau nom sur l’étiquette : ce sera désormais la règle pour les millésimes à venir.

Cette reconnaissance répond à la volonté constante des vignerons de valoriser un vin rouge structuré et authentique, et de faire reconnaître le lien intime entre ce vin, son paysage d’origine et son terroir. C’est le fruit d’une longue bataille !

Françoise Belet, membre du groupe de travail sur l’Anjou Brissac – Diplôme Universitaire « Vin, culture et œnotourisme » de l’Université de Bourgogne (juin 2025).

Chez Beauvilliers

Chez Beauvilliers, ce projet et ces rencontres nourrissent directement ce que nous aimons défendre : des vins lisibles, sincères, ancrés dans leur lieu, portés par des vignerons dont l’humilité nous touche et dont le travail force le respect.

Cyril

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